Edition Nº 01, Mars 2007 Ayacucho Perú
Choquequirao – la soeur sacrée du Machu Picchu
A la découverte du dernier refuge Inca

By Gary Ziegler of Adventure Specialists ©2006 Orbitz Away

Apurímac – Juste en-dessous de l’équateur se cache un lieu de mystère et de romance……

D’impressionnants glaciers nourrissent les rivières qui courent au fond des canyons séparant les crêtes andines. Des pics de glace sont suspendus tels des sentinelles au-dessus de la jungle. Les civilisations perdues et les cités oubliées attirent les plus aventureux. On trouve un immense domaine de la côte Est des Andes, Vilcacamba qui n’est toujours pas cartographié, etquiest l’un des derniers endroits explorés au monde.

Au cour de l’année 1536, 3 ans après la chute de l’empire inca en faveur de l’espagnol Francisco Pizarro, les Incas ont organisé une rebellion contre les conquistadors. Manco Inca, le petit fils du  grand empereur Huayna Capac, a conduit ses partisans à battre en retraite depuis le siège perdu de Cusco. Les rebelles ont organisé des espaces dans le triangle isolé de Vilcabambaconservant les vestiges des traditions Incas,et de la religion, loin des zones occupées par les autorités espagnoles. Des siècles de conflits ont été nécessaires  pour localiser et identifier la capital de Manco, de la Vieille Vilcabamba, et d’autres sites importants comme le Machu Picchu.


En Mai 1994 et octobre 1995, moi-même, Péruvien à la fois archéologue et historien diplomé de Westcliffe, Colorado, et Barry Walker, ornithologue et explorateur Britannique qui vit à Cusco, avons mené une expédition à la recherche des  vestiges de Manca. Nous avons ensemble consacré 25 ans de notre vie à l’étude de la civilisation ancienne du Pérou, et nous étions bien determinés à suivre les chemins des Incas encore inexplorés, pour nous mener à Choquequirao. Nous espérions résoudre le mystère qui plane autour des dernières cites Inca, et d’un site sacré de cérémonie,  refuge probable du dernier chef Inca. Nous croyons à present que ce site est Choquequirao.

Eco-tourism, une organisation faisant payer les participants afin de financer les opérations, nous a aidés pour notre expédition. En 1994, une équipe de 10 professionnels et 10 invités ainsi que 8 chevaux et mules nous ont accompagnés dans une aventure à haut risque de 10 jours à travers crêtes et vallées à des altitudes variant entre 1300et5000 m. J’y suis retourné un an plus tard avec un autre groupe. Avec l’aide d’un ordinateur de navigation GPS Garman, nous avons pu emprunter les chemins des Incas. Les membres de l’équipe ont pu nettoyer et fouiller des temples grâce aux conseils de Perci Paz, un archéologue Péruvien.

Les découvertes que nous avons fait durant l’expedition ont révélé que Choquequirao est un site bien plus important que ce que l’on croyait auparavant. La partie centrale représente des complexes de pierre minutieusement construits à des fins cérémoniales, munis de bains, fontaines et canaux. Les autres lieux contiennent une multitude de maisons et habitations à usages divers. D’immenses terraces d’agriculture dominent les alentours. L’étude faite sur le matériel utilisé pour la construction des bâtiments suggère un style unique d’architecture utilisant une roche métamorphique fragile, différente de celle utilisée sur les sites de Cusco ou du Machu Picchu. La découverte des restes d’une cité Inca et d’un temple près de Choquequirao révèle la présence d’une population conséquente.


Les résultats des expéditions ont déterminé que la route principale reliait  Choquequirao à Vitcos, appuyant la description donnée par le seul visiteur connu des lieux à l’époque des derniers Incas. L’identification récente d’importants sites Inca selon une géographie sacrée place Choquequirao comme l’un des centres principaux de cérémonie. Une colline artificiellement tronquée près de la place centrale servaient de lieu de rituel et d’observatoire céleste offrant une vue de six différents glaciers considérés comme sacrés par les anciens Péruviens.

Le soleil équatorial, le dieu Inca Inti, se couche directement au-dessus de Nevado Panta, proche des hauts sommets. Tout comme le fameux Machu Picchu, Choquequirao est perché sur un haut sommet dominant une des deux grandes rivières, Apu sacré, un  dieu pour les Inca, qui se précipite en direction de l’Amazone. Choquequirao est trois fois plus haut au-dessus de la rivière, 2000 m. en tout, que le Macchu Picchu. Visité et décrit pour la première fois au monde occidental par un explorateur francais durant le dix-huitieme siècle, Choquequirao s’est mieux fait connaitre grâce à une expédition faite par l’explorateur Américain  Hiram Bingham en 1910. L’isolement et la difficulté d’accès ont découragé de nombreux visiteurs et études approfondies. On estime à moins de 150, le nombre de visiteurs étrangers durant ce siècle.

Une équipe d’archéologues Péruviens aux moyens financiers limités a récemment cartographié la majeur partie du site et a débuté un plan de restauration et de conservation de certaines parties des structures. Bien qu’un nombre limité de fouilles ont été entreprises jusqu’à présent, des preuves évidentes existent sur le fait que Choquequirao  a été habité sans interruption, et que la construction du site a continué après l’arrivée des Espagnol au Pérou  en 1532. Choquequirao semble n’avoir jamais été découvert par les autorités Espagnoles.

http://gorp.away.com/gorp/location/latamer/peru/choquequ.ht

 
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