Edition Nº 01, Mars 2007 Ayacucho Perú
L’art pour tous, et tous pour l’art de rue

By: Bookingbox Organisation and the Artisan

Bookingbox est un centre de recherche culturelle, qui a pour but de promouvoir les différentes formes d’art de diverses manières.


Bookingbox est un centre de recherche culturelle, qui a pour but de promouvoir les différentes formes d’art de diverses manières. Ayacucho reçoit un nombre incroyable de touristes durant les périodes du Carnaval et de la Semana Santa, mais le reste de l’année, la ville est beaucoup plus calme et les touristes se font plus rares. Bookingbox  a beaucoup d’expérience dans ce domaine en Europe et a pour projet de travailler en relation avec l’université de UNSCH (Ayacucho), pour créer une infrastructure de tourisme culturel. Avec notre appui et le potentiel de la ville et de ses habitants, Ayacucho pourrait devenir un centre culturel important au Pérou, non seulement avec la présence des artisans, mais aussi des musiciens, des peintres, et également au niveau culinaire.

Nous promotionnons le travail des artistes ainsi que l’interêt des régions sur notre site web:
www.bookingbox.org
Notre magazine qui a pour but de promouvoir les évènements qui se déroulent au Pérou et à Ayacucho : www.bookingbox.info
 L’organisation Bookingbox travaille en ce moment avec les artisans pour les aider à obtenir le droit de travailler dans les rues.

La situation auparavant:
Un bon nombre de personnes à Ayacucho se consacrent à l’artisanat, et généralement, la plupart de ces artisans forment différents groupes entre eux suivant  l’art auquel ils se dédient. Mais il y a d’autres artisans, des artistes de rue qui refusent catégoriquement de s’intégrer à un de ces groupes, leur façon de pensée n’étant tout simplement pas compatible avec celles des autres artisans en ce qui concerne le  système actuel. Ces artistes revendiquent le fait que l’art est accessible à tous, peu importe l’environnement social d’où  l’on peut venir. Ils ont conservé dans leur art les traditions de leur culture, un art qui est en réalité à la portée de tout le monde, à la simple différence que certains ont pu mieux le développer en mettant tout leur cœur à l’ouvrage. Aussi lamentable que cela puisse paraitre, les artistes de rue sont aujourd’hui discriminés pour des raisons d’idéologie, de manière de vivre ou tout simplement d’apparence. Au début du 21 ème siècle, il parait plus que normal d’exiger le respect en tant qu’être  humain. Il fait alors très mal de voir que le racisme  et la  discrimination sont toujours aussi présents dans nos sociétés dites modernes. Les artistes de rue souhaitent juste  ressentir l’égalité que l’on revendique tant aujourd’hui dans nos sociétés. Ils veulent la reconnaissance sociale et culturelle que chacun d’entre nous méritons. Au delà ce ces problèmes fondamentaux de respect du droit humain, les artisans qui vendent dans la rue représentent un atout majeur pour le tourisme culturel de la ville. En effet, pour un touriste qui se ballade dans les rues d’Ayacucho, il est très agréable de rencontrer  la population locale. Les artisans n’hésitent pas à engager une conversation et sont toujours ravis de pouvoir nous faire partager leur culture (dont ils ont une très bonne connaissance) à travers leur art. Ils font réellement parti de la culture ayacuchanaise et pour cette raison, nous demandons à la municipalité de réfléchir à la situation actuelle, et de songer à un compromis qui pourrait leur permettre de vivre en harmonie avec la société.
Auparavant, les artisans profitaient de tout espace vide pour exposer leur travail et le vendre. Une des choses qui n’a vraiment pas joué en leur faveur, et qui n’a fait que nourrir la méfiance de la municipalité est la présence d’une minorité de ces artisans qui boivent , qui consomment de la drogue et qui provoquent une nuisance sonore. La généralisation a vite été faite sur le cas des artisans, et ainsi quelques 3 ou 4 personnes ont réussi à faire défaut à l’ensemble d’entre eux, puisque les habitants sont allés se plaindre aux autorités, et les autorités aux artisans de rue sans même pendre le temps de discuter à une possible solution pour leur futur.
Il faut que les choses changent, on ne peut pas les laisser être considérés comme le mal de la société.
L’artiste de la rue participe à donner du sens à la ville, à sa culture. Il ne salit pas la ville, il la rend vivante.


La situation actuelle:
Aujourd’hui la situation est très délicate, les artisans continuent à vendre dans la rue mais sont très rapidement remerciés par la police, dès que des agents passent. Ce jeu de cache-cache met les artisans en grande difficulté financière, et ils se sont bien rendus compte qu’ils n’arriveront à rien en continuant ainsi. Ils sont donc en train de s’organiser pour former une association, en mettant en place des règles que tous les membres sont prêts à respecter, et ont en contre partie quelques demandes à faire à la municipalité. La Semana Santa commence, et ces artisans n’ont pour l’instant aucun lieux ou vendre leur  art.
 
Proposition d’un compromis possible pour la Semana Santa:
ARTESANOS ASSOCIADOS

Pour un système de contrôle :
Tous les artisans donneront leurs informations générales d’identité incluant leur numéro d’identification, et leur signature. Une liste sera formée avec le nom de chaque membre répertorié, ceux-ci pourront ainsi vendre avec l’autorisation de la municipalité. Tout nouvel artisan pourra ainsi vendre légalement en s’inscrivant au sein de l’association.
Règles à respecter :

  1. aucune nuisance sonore
  2. aucunes drogues tolérées
  3. aucune consommation d’alcool tolérée
  4. respect de la propreté de la ville

Demande des différents lieux de vente possibles:

  1. Sous les arches de la place des Armes
  2. dans la rue du 9 décembre, devant le parc Luiz Caranza
  3. Dans le rue Asamblea
  4. Sur les escaliers du temple de la Compagnie de Jésus

Dans un futur proche:
La présentation avec l’aide l’université de UNSCH d’un plan d’infrastructure pour les différentes formes d’art de rue.

 
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